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Les salaires mirobolants de ceux qui nous gouvernent ! 26 septembre, 2011

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La tripartite (gouvernement-UGTA-patronat) qui se tiendra jeudi prochain à Alger prévoit dans son agenda de traiter de l’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG). Une augmentation de 2000 à 3000 dinars n’est pas à écarter, comme c’est de coutume lors des dernières tripartites.

Des augmentations insignifiantes qui seront présentées comme importantes et qui seront, bien entendu, vite rattrapées par la hausse récurrente et généralisée des prix. Le gouvernement et ses partenaires invoqueront, comme d’habitude, la nécessité d’ajuster les salaires selon la productivité et expliqueront que les travailleurs algériens sont bien rémunérés quand la richesse produite reste dérisoire. Des affirmations qui sont, au demeurant, justes, mais dans un autre contexte autre que celui d’une économie de rente qui caractérise notre pays. Des affirmations, tout aussi justes, lorsqu’elles sont appliquées, d’abord, et aussi, par les décideurs et tous ceux qui font ou défont les lois ou les exécutent. En scrutant le train de vie de l’Etat, on se rend compte que la rigueur et l’austérité sont réservées exclusivement à la masse des travailleurs. Sinon, comment expliquer des salaires mirobolants pour les hauts cadres de l’Etat, défiant toutes les lois économiques !

Un salaire 34 fois le Snmg pour Ouyahia

Le Premier ministre, qui présidera la tripartite, a un salaire net de 500 000 dinars selon des sources au ministère des Finances, soit près de 34 fois le Snmg, et le chef de l’Etat, qui validera en dernier ressort les décisions prises, a un salaire mensuel de 800 000 DA, soit 54 fois le Snmg ! A titre comparatif, le salaire mensuel du président français est de près de 20 000 euros, soit 14 fois le SMIC (13 65 euros) et des voix de l’opposition promettent déjà de le réduire de 20 à 30% en cas victoire lors de la présidentielle de 2012. Un ministre français touche quant à lui 11000 euros, soit 8 fois le SMIC quand nos ministres s’offrent des salaires moyens de 350 000 DA, soit près de 24 fois le Snmg.

Outre les prises en charge multiples, gratuité du logement, véhicule, repas, déplacements et autres avantages, qui se justifient, par ailleurs, certains usent et abusent des commissions pour arrondir les fins de mois, comme en attestent les multiples procès et scandales liés à la corruption et dont la presse nationale en fait souvent état ces derniers temps.

Des augmentations de 100% pour les députés

De l’avis de nombreux analystes et financiers du pays, le train de vie de l’Etat algérien est toujours aussi fastueux au moment où de larges couches de la société sombrent dans la précarité et la pauvreté. Les couches moyennes sont plus que jamais laminées par la hausse vertigineuses des prix. Depuis 2004, des augmentations de 100% ont étés accordées aux parlementaires et de même pour les fonctionnaires et hauts cadres de l’Etat depuis 2008.

Un secrétaire d’Etat touche actuellement 270 000 dinars et un secrétaire général d’une institution 210 000 dinars, au moment où la fiscalité ordinaire en dehors des hydrocarbures (1.500 milliards de dinars) n’arrive même pas à couvrir la masse salariale des fonctionnaires, dont le nombre atteint 1 500 000. Et comme la répartition des budgets n’obéit à aucune logique économique et ne découle d’aucune richesse produite, autant alors redistribuer la rente de manière plus équilibrée. Une redistribution qui obéit actuellement à des considérations politiques et de confortement des positions acquises des uns et des autres comme en attestent les augmentations pour les parlementaires en 2004 pour les besoins d’un acquiescement général lors de la révision constitutionnelle qui a cassé le verrou de la limitation des mandats.

Pour une institution comme l’APN, dont le président est rémunéré comme un ministre ou le président du Sénat qui s’offre quelque 600 000 DA, de quelle « productivité » peut-on affubler ces deux institutions lorsque leurs locataires ne font qu’avaliser les lois de l’Exécutif et qu’aucune commission d’enquête sérieuse n’a vu le jour sur les innombrables cas de corruption qui ont vu le jour. C’est dire que la question des salaires doit être prise dans sa globalité et à tous les niveaux pour la cohérence des justificatifs qui s’annoncent. Le train de vie de l’Etat ne doit pas s’éloigner de celui des Algériens et l’idée de l’uniformisation des véhicules prise l’année dernière peut en constituer un premier pas vers cette rigueur dans la gestion des deniers publics.

Le sale boulot d’Ennahar 21 septembre, 2011

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Habituellement, le quotidien que vous tenez tous les jours entre les mains, qui a gagné votre fidélité par son professionnalisme et sa crédibilité en n’hypothéquant jamais son indépendance, ne fait que rarement dans la réplique écrite lorsqu’il est attaqué gratuitement par un confrère.

En fait, estimons-nous, les piques qu’El Watan reçoit à ce titre sont négligeables pour être relevées devant les coups de boutoir que nous assène souvent le pouvoir politique sans que nous ne jugions utile de porter ces formes de pression sur la place publique. Mais depuis peu et après avoir subi, mercredi dernier, un raid en règle (heureusement sans grand dommage) de la part d’individus non identifiés contre l’imprimerie d’Algérie Distribution et impression de presse (ALDP), à Aïn Naâdja, dont El Watan est copropriétaire, voilà qu’un journal arabophone se met à faire, depuis ce temps-là, dans le bruitage et la raillerie bas de gamme, bref dans la désinformation ridicule par le truchement d’articles incendiaires contre El Watan avec le soin particulier d’être bien portés avec éclat en page une pour être bien vus et bien lus…

El Watan, comme il le fait depuis des années, apporte sa modeste contribution au débat intellectuel en organisant cycliquement des rencontres sur des sujets d’actualité nationale ou internationale. C’est ce que ses animateurs s’attellent à faire à partir du 23 septembre en mettant sur pied, en partenariat avec l’université Paris VIII, un colloque portant sur «Le printemps arabe». Des universitaires et intellectuels de divers horizons, notamment maghrébins et moyen-orientaux, ont été conviés.

Et il n’a jamais effleuré l’esprit des organisateurs d’inviter le philosophe Bernard-Henri Lévy, par ailleurs serviteur zélé du mouvement sioniste international, comme tente, avec acharnement, de le faire accroire ce journal arabophone dont le propriétaire, Mohamed Meguedem, est connu dans les milieux algérois pour être un manipulateur hors pair ayant porté préjudice aux patriotes sincères et aux cadres honnêtes de ce pays, qu’il a contribué à forcer à la déchéance ou à l’exil. Il a particulièrement sévi durant la décennie 1980, du temps du président Chadli, dont il a été le serviteur servile. Il est aujourd’hui «conseiller spécial» à la présidence de la République.

Que cache cette mise en scène sordide sortie tout droit d’officines que la ligne du journal El Watan dérange et qui, le faisant savoir, s’est mis à se préparer à se doter d’une chaîne de télévision et d’une radio ? Que motive le comportement ridicule de ce sinistre quotidien arabophone qui est bien loin d’invoquer, pour le lectorat national non averti, la lumière bienfaisante que son logo fait croire d’incarner si ce n’est de tenter d’attirer, dans un combat douteux et nauséabond, un journal, El Watan, au prestige jalousé et à la crédibilité consacrée et qui perdrait à se rabaisser à une polémique de caniveau.

Le fils de Nacer Mehal pyromane malgré lui 20 septembre, 2011

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La fin de journée de lundi a failli être fatale au fils de Nacer Mehal, le ministre de la communication, lorsqu’il s’aventura, un peu trop près de la niche aux fusibles où sont groupés tous les compteurs électriques de la Maison de la Presse de Kouba, pour rétablir le courant de son local. En tripotant les fusibles, il déclencha une forte décharge électrique qui a failli le cramer induisant par la suite un incendie qui, en quelques minutes, est venu à bout de tous les compteurs électriques plongeant la maison de la presse dans une pénombre totale. Avant même l’arrivée des pompiers, le chef de cabinet du ministère himself était déja auprès du rejeton du ministre pour le consoler. Les nombreux quotidiens se trouvant dans cette enceinte étaient le lendemain sans courant électrique. Tant pis pour le bouclage. La feuille de choux du rejeton du ministre, « Taïwan » de bout en bout, puisque ne payant ni loyer, ni imprimerie et bénéficiant de la publicité de l’ANEP, n’est pas concernée puisque mensuelle. Désormais, Nacer Mehal sera affublé d’un nouveau titre: Sinistre de la Communication.

Affaire des moines de Tibehirine Un livre et un documentaire français accusent les services de renseignement algériens 15 septembre, 2011

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Quinze ans après les faits, l’affaire de l’assassinat des moines de Tibehirine, en 1996, continue de susciter l’intérêt des médias français. Un livre et un documentaire, tous deux intitulés « Le crime de Tibehirine », signés du journaliste Jean‑Baptiste Rivoire, apportent une nouvelle version des évènements. De nouveaux témoignages d’anciens membres des services algériens et d’islamistes y mettent en cause ces mêmes services dans la mort des moines. Le documentaire sera diffusé le 19 septembre sur la chaîne française Canal +.

Ainsi, selon un ancien lieutenant qui se fait appeler « Kamel », les chefs des services de renseignement algériens ont demandé à un petit groupe d’agents infiltrés au sein du GIA d’enlever les moines avec un groupe d’islamistes qui, eux, n’étaient pas au courant de la manipulation. Toute l’opération aurait été décidée en mars 1996 au cours d’une réunion au CTRI de Blida en présence du général Smaïl Lamari, responsable du contre‑espionnage. Un autre témoin, « Rachid », qui dit avoir été membre de ce groupe ayant enlevé les moines, raconte l’opération.

De courts extraits du documentaire sont déjà visibles sur le site internet de la chaîne. L’un d’entre eux montre un dissident du DRS, Karim Moulaï, qui affirme avoir été en poste à Ben Aknoun au moment des faits. Selon sa version, l’exécution des moines a été organisée et réalisée par les services de sécurité algériens, au CTRI de Blida entre le 25 et le 27 avril 1996. « Ils ont été tués un mois après leur kidnapping, parce qu’après une réunion de crise à Blida, ils (les patrons des services algériens, ndlr) n’avaient plus le choix, (…) ils n’avaient plus d’échappatoire. S’ils les libéraient, ils auraient pu parler. Ils avaient certainement compris qu’ils n’étaient pas entre les mains du GIA ». Il affirme que ce sont certains des membres du commando, envoyé par les services algériens depuis une caserne de Ben Aknoun, qui lui ont raconté l’opération. « Ils ne m’ont rien dit avant, ils m’ont parlé après. On l’a fait, on les a tués (…) à l’intérieur du CTRI de Blida », ajoute‑t‑il.

Selon le livre et le documentaire, les services de renseignement algériens ont organisé toute cette opération pour trois raisons : contraindre les moines à quitter la région, discréditer les islamistes et obtenir la reconnaissance de la France en faisant libérer les otages par l’armée algérienne.

Mais interrogé par l’AFP, Patrick Baudouin, l’avocat des parties civiles dans l’enquête qui se tient en France, s’est montré réservé face à ces révélations, impossibles à vérifier. « Ces éléments doivent être accueillis avec beaucoup d’intérêt mais aussi précaution et prudence. Le grand intérêt de cet ouvrage est, j’espère, qu’il va ouvrir la voie à de nouvelles investigations judiciaires », a‑t‑il dit. « Une nouvelle fois, la vérité assénée depuis l’origine par les autorités algériennes sur l’enlèvement, la séquestration et l’exécution des moines par les islamistes est battue en brèche », a‑t‑il ajouté.

L’enquête sur l’assassinat des moines avait été relancée en 2009, après le témoignage de l’ancien chef de la DGSE à l’ambassade d’Alger, le général Buchwalter, qui avait affirmé que les moines étaient morts suite à une bavure de l’armée algérienne. Depuis, d’autres témoignages, notamment celui de l’ancien officier du DRS Abdelkader Tigha, ont remis en cause la thèse officielle, celle de l’enlèvement et de l’assassinat des moines par le GIA.

De l’Etat militaire à l’Etat policier sous Abdelaziz Bouteflika 7 septembre, 2011

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Les révélations du site WikiLeaks prouvent au moins deux choses : la propension du président à mettre la main sur tous les leviers du pouvoir et que la quasi-totalité de la classe politique se confie aux diplomates sans retenue.

Le bureau de l’ambassade des Etats-Unis prend des allures de confessionat, si l’on en croit les révélations du site internet WikiLeaks. Tout le monde ou presque vient pour s’y confesser, dire ses vérités. Florilèges :

Ainsi, l’ambassade des Etats-Unis à Alger s’attendait à ce que la loi sur le personnel militaire promulguée en 2006 apporte d’importants changements à la tête de l’ANP en fixant un âge précis pour le départ en retraite, un document Wikileaks montre la vision de l’ambassadeur David Pierce sur l’évolution de la relation entre le président Bouteflika et l’institution militaire.

Régionalisme

Selon l’ancien ambassadeur, le président Bouteflika qui disait ne pas vouloir être un trois-quart de président « a imposé sa vision à l’institution militaire », l’ambassadeur déclare que le président est parvenu à réaliser des changements dans le service de renseignements en « injectant un nouvel effectif qui lui est loyale et dont la majorité sont originaires de la région de Bouteflika, Tlemcen », tout cela selon un câble de l’ambassadeur daté du 13 janvier 2009 pour « que le civil domine le militaire », ajoutant que « l’armée n’est plus celle qui domine les rues lors des protestations sociales, c’est le ministère de l’intérieur qui s’en charge, puisqu’elle compte des milliers de nouveaux policiers », le résultat etant comme il l’a qualifié « le passage d’un état militaire à un état policier ». Le câble de l’ambassadeur se base sur une conversation avec l’ancien chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali le 31 décembre 2008 dans laquelle il déclare qu’il y a une face visible et une face caché du régime. L’ambassadeur a également relevé de sa conversation avec le célèbre avocat Ali Yahia Abdennour que le régime algérien « fonctionne avec deux face, la première apparente menée par le président Bouteflika et la deuxième occulte menée par le DRS ».

Le président et les zaouïas

L’ambassadeur relève également de Abdelkader Bounekraf qui a selon le câble « démissionné du comité central du FLN en 2008″ et qui indique que « le président Bouteflika a surpris l’armée en désignant de nouveaux dirigeants jeunes et inexpérimentés ». L’ambassadeur a également rapporté de l’ancien officier des renseignements, Chafik Mesbah, ce que lui avait dit le général à la retraite Khaled Nezzar : « Il (Nezzar) a dit que les temps ont changé et les généraux disent que le temps du putsch (faisant référence à l’arrêt du processus électoral en 91) est révolu ». L’ambassadeur rapporte d’un autre côté ce que lui a indiqué l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour, qui explique que « le pouvoir est faible parce qu’il manque de cadres particulièrement après la fuite des cerveaux à l’étranger dans les années 90″, le câble contient également des déclarations de Said Sadi le leader du RCD qui a dit à l’ambassadeur que « le président Bouteflika s’est employé à renforcer le corps de la police et a chargé Noureddine Zerhouni de cela », tout cela pour passer d’un Etat militaire à un Etat policier, l’ambassadeur indique que « Bouteflika s’est employé à se rapprocher des zaouias et des adeptes du soufisme non pas seulement comme un outil politique mais pour s’attirer la sympathie des électeurs islamistes ».

Les Algériens, des «analphabètes trilingues», selon les diplomates américains

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«L’Algérie traverse une crise de langue unique dans le monde arabe.»

L’ancien ambassadeur américain, David Pearce, décrit dans un câble datant du 16 octobre 2008, avec stupéfaction l’indigence linguistique des Algériens. «Le groupe 20-40 ans, qui sont aujourd’hui candidats à l’embauche, parle un mélange confus de langue française, arabe et berbère, que certains chefs d’entreprise jugent ‘’inutile’’. Ils ne peuvent se faire comprendre par n’importe qui, sauf par eux-mêmes», souligne-t-il.

Intitulé : «Analphabètes trilingues : crise de la langue en Algérie», le télégramme en question reprend une discussion tenue lors d’un dîner (iftar) à la résidence de l’ambassadeur vers la fin du Ramadhan, en présence d’hommes d’affaires algériens. L’ambassadeur américain s’étonne notamment de ce qu’ils appellent le «collage» des langues. «Les diplomates qui viennent en Algérie après avoir été dans la région sont surpris de voir que les Algériens terminent rarement une phrase dans la même langue», rapporte-t-il.

Cela est d’autant plus dangereux, à ses yeux, que cela pourrait permettre à «l’extrémisme de prendre racine». Pour remédier à cette situation, l’ambassadeur écrit à Washington que l’Algérie a besoin d’un «plan Marshall» – selon l’expression d’un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur – pour la langue anglaise. Dans la mesure où le français fait indéniablement partie de l’identité algérienne, estime-t-il, l’Algérie a besoin d’une langue «neutre».

Conséquence de la guerre des clans : Bouteflika aurait fragilisé l’armée

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Le système de recrutement algérien désigne ses représentants à l’aide de listes examinées par des personnes influentes connectées à Bouteflika.

A trop vouloir contrôler les services secrets, de crainte d’un coup d’Etat militaire, le président Bouteflika aurait fragilisé l’armée, à en croire un câble diplomatique datant du 13 janvier 2009. Dans sa guerre pour la préservation du pouvoir livrée avec le général-major Mohamed Medienne, dit «Tewfik», est-il expliqué, le président Bouteflika a placé ses hommes dans l’institution militaire, plaçant la loyauté et l’origine – Tlemcen, de préférence – au-dessus de la compétence. Le fait d’élargir le nombre de policiers répondrait également à cette même logique, mettant ainsi en place deux pôles de «pouvoir». «Le résultat semble être un réseau décentralisé, éclaté», commente l’ancien ambassadeur, David Pearce.

De l’avis de l’ancien membre du FLN, Abdelkader Bounekraf, cité dans le mémo, le président Bouteflika avait «brisé» l’armée en remplaçant graduellement les généraux avec de nouveaux officiers moins expérimentés, mais qui lui restent fidèles.
Dans les coulisses de la promotion d’une classe de colonels au grade de général en juin 2008, il a pu voir beaucoup de «ressentiment» au sein des anciens colonels et des généraux plus qualifiés et expérimentés. Le recrutement de milliers de policiers viserait également, à en croire le télégramme, à diminuer de la puissance de l’armée. «Le résultat est une structure de direction, ou «pouvoir», qui consiste désormais non pas d’un seul centre de pouvoir, mais de plusieurs.

La prise de décision est ainsi devenue un processus inefficace de négociation et d’argumentation rarement exposés à la vue du public», souligne l’ancien ambassadeur. Il ajoute : «Nos contacts, qui ont tous une connaissance personnelle des acteurs impliqués, croient que cela est de mauvais augure pour la stabilité du régime sur le long terme, étant donné leur manque de foi dans la capacité de la police à combler un vide laissé par une armée affaiblie.» Citant l’ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, le télégramme précise que le système algérien désigne ses représentants à l’aide de listes examinées par des personnes influentes connectées à Bouteflika. Le processus de désignation est ainsi devenu plus lent en raison des négociations et des compromis entre les différents centres de pouvoir.

La multiplication des centres de décision risquerait néanmoins, d’après l’analyse de Chafik Mesbah, de rendre le processus de cooptation moins efficace. Par ailleurs, l’incompétence présumée des cadres de l’armée rend les choses plus complexes. S’appuyant sur les confidences de l’ancien officier du DRS, Chafik Mesbah, le diplomate américain rapporte que des décisions telles que l’octroi d’agrément à un parti politique ou une association ne sont pas soigneusement calculés.
Ne sachant quelle décision prendre, certains cadres choisissent de ne rien faire, laissant les choses en l’état.

Wikileaks. Bouteflika voulait un remplaçant «loyal» à Ali Tounsi 6 septembre, 2011

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Le président Abdelaziz Bouteflika envisageait de démettre Ali Tounsi de son poste de directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) et de lui trouver un remplaçant «loyal».

C’est ce qui ressort d’un câble de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, datant du 25 février 2010, le jour même de l’assassinat de Ali Tounsi dans son bureau, et révélé par WikiLeaks. Le câble, signé par l’ex-amabassadeur David Pearce, a souligné que le DGSN était en conflit avec Noureddine Yazid Zerhouni, ex-ministre de l’Intérieur, «politiquement proche du président Abdelaziz Bouteflika». Il est relevé aussi que le président Bouteflika avait des différends avec les généraux-majors de l’armée et des hauts responsables des services secrets. «Ceux-ci considéraient Ali Tounsi comme loyal envers leurs intérêts», est-il noté. Le câble est revenu sur les circonstances de l’assassinat du DGSN en précisant que les informations étaient préliminaires. «Elles sont soumises à de nouvelles confirmations même si la presse en a largement fait l’écho», est-il appuyé. Il est indiqué dans le câble, classé confidentiel, qu’un haut responsable de la police a tué le colonel Ali Tounsi en lui tirant une balle dans la tête. «Il s’est ensuite tiré une balle dans la bouche», est-il rapporté.

Cette version des faits est avancée pour la première fois. Officiellement, il a été dit que l’auteur présumé de l’assassinat du patron de la DGSN était Oultache Chouaib, 65 ans, aux arrêts depuis deux ans. Le ministère de l’intérieur avait, dans un communiqué, précisé que l’exécutant du meurtre s’était blessé. Selon le câble, quatre hauts responsables de la DGSN avaient été blessés. Il est également relevé qu’après le forfait Oultache Chouaïb a été transport «inconscient» à l’hôpital. «Les fonctionnaires de l’ambassade ont observé une présence normale de la police dans les rues près de l’ambassade, dans l’ouest et au sud d’Alger. Cependant, des sources ont annoncé une confusion générale au siège de la DGSN. Cela a été accompagné d’une panne d’électricité et du blocage du système de communication radio de la DGSN », est-il noté. Il est précisé que que l’assassinat a eu lieu après «une grande discussion » sur une enquête de corruption au sein de la DGSN. «Rien à voir avec le terrorisme», est-il indiqué.

D’après le câble, il est précisé que Ali Tounsi a refusé de coopérer avec une délégation de l’ICITAP-ATA qui a visité l’Algérie. «Nous ne savons pas si c’est Ali Tounsi lui-même qui a donné l’ordre de ne pas coopérer, Zerhouni ou quelqu’un d’autres», est-il relevé. International Criminal Investigative Training Assistance Program (ICITAP) est un programme de formation et d’assistance à l’investigation criminelle internationale élaboré par le Département d’Etat, le Département de Justice et l’Agence pour le développement international (AID). Doté d’un budget annuel de 8 millions de dollars, l’ICITAP a formé des milliers de policiers, juges, procureurs et personnels de la justice criminel dans plusieurs pays notamment en Amérique du Sud (lutte contre les narcotrafiquants surtout).

L’Algérie est, après le Rwanda et le Liberia, parmi les premiers pays africains à intéresser ce programme encadré de près par le FBI. Plus stratégique, l’ATA (Antiterrorism Assistance Program), qui relève directement du Département d’Etat, est destiné aux renforcement des capacités des Etats à lutter contre les actions de type terroristes. Pendant plus de vingt ans, l’ATA était surtout concentré en Amérique du Sud, dans les Caraïbes et en Europe. Après les attentats du 11 septembre, l’ATA a changé de zone d’activité. L’ATA s’occupe entre autres de la sécurité aérienne. Le câble de l’ambassade américaine n’a pas donné des précisions sur le refus de Ali Tounsi de collaborer avec ces deux programmes pourtant bien accueillis par les responsables du ministère des Affaires étrangères algérien.

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Le procès des 19 mis en cause se tiendra ce mercredi au tribunal d’Alger

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Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed se penchera ce mercredi 7 septembre sur l’affaire de « passation douteuse » de marchés d’équipements informatiques entre la Sûreté nationale et la société privée Algeria Business Multimedia (ABM), leader de la distribution informatique en Algérie, a‑t‑on appris de sources judiciaires. Dix‑neuf personnes, dont seize cadres de la police, sont poursuivies dans cette affaire qui n’a pas livré tous ses secrets.

Les seize cadres de la sûreté nationale passeront à la barre pour violation du code des marchés publics, dilapidation des deniers publics et trafic d’influence. Quant aux trois autres prévenus, qui sont les premiers responsables d’ABM, ils sont accusés de complicité de dilapidation de deniers publics.

L’affaire concerne des marchés de fourniture de matériels informatiques donnés de gré à gré à la société ABM, après un appel d’offres déclaré infructueux. Parmi les accusés, il y a l’ancien colonel Chouaib Oultache, principal mis en cause dans l’assassinat le 25 février 2010 de l’ex‑directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi. Oultache aurait, selon le dossier judiciaire, exercé son influence sur la commission d’évaluation technique des offres où il siégeait pour choisir la société ABM dans laquelle son gendre est actionnaire et également directeur général adjoint.

Pour les avocats de la défense, il n’y aurait pas eu « de violation de la réglementation des marchés » ni « collusion d’intérêts » puisque le gendre d’Oultache ne détenait que 1,2 % des actions d’ABM. Ils auront ainsi à démêler les fils enchevêtrés de cette affaire dont semble dépendre le procès de l’assassinat de Tounsi.

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